








|
Dans mes nombreuses lectures en tant que journaliste chrétien, j'ai été particulièrement frappé par un ouvrage : LA BONNE SEMANCE 2000. A la page 308, de l'étude du vendredi 03 novembre 2000, le thème du paradoxe divin fut abordé avec beaucoup de dextérité. Oui, chers lecteurs, le PARADOXE DIVIN est le thème que j'ai jugé utile d'aborder. Aussi, voudrais-je avant toute chose introduire ce thème, par le résumé de l'étude effectuée dans l'ouvrage susmentionné :"Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l'Éternel… Étant dans la tribulation de toute manière, mais non pas réduits à l'étroit ; dans la perplexité ; mais non pas sans ressource ; persécutés ; mais non pas abandonnés ; abattus, mais ne périssant pas’’. Esaïe 55. 8 - 2Corinthiens 4. 8-9 Un paradoxe, d'après le dictionnaire, est un fait ou une affirmation contraire à l'opinion commune, deux aspects d'une même vérité qui paraissent se contredire. La Bible en contient un grand nombre et cela n'a rien d'étonnant. Les pensées de Dieu renversent souvent les idées reçues. En exemple, nous pourrions donner ‘’Bienheureux les pauvres………..les humbles, ceux qui sont persécutés à cause de Jésus’’ (Mathieu 5. 3-11) Si quelqu'un veut être le premier, il doit se faire le serviteur de tous (Marc 9-35). Le chrétien trouve le repos en portant ce joug du Seigneur (Mathieu 11. 28-30) Il jouit de la liberté quand il devient l'esclave de Christ (Romains 6-17) Il est " comme attristé, mais joyeux ; comme pauvre, enrichissant'' Il est fort quand il réalise sa faiblesse (2 Corinthiens 6. 10 ; 12.10). Prenons l'habitude de tout apprécier selon l'échelle des valeurs de Dieu qui si souvent défie la logique et la prudence humaine. Demandons aussi à Dieu que ces paradoxes ne restent pas simplement des formules bien tournées, mais qu'ils soient réalisés dans notre vie de Chrétien. Depuis le déclenchement de la guerre en Côte d'Ivoire, nous avons tous pu constaté la manifestation de ce paradoxe à l'échelle nationale. Beaucoup ne l'ont par perçu tel que nous le percevons, mais c'est la sainte réalité. - En terme clair, il s'agit pour nous d'essayer de comprendre comment un pays dit Beni de Dieu a - t - il pu sombré dans la guerre ? Comment une terre souvent comparée à Israël peut-elle devenir en quelques temps l'enfer sur terre ? N'y voyez vous pas une contradiction ? En y regardant de plus près, il n'y a pas de paradoxe. Ce paradoxe n'en est pas un. Dieu notre père utilise ici l'un des nombreux moyens dont il dispose pour faire comprendre à ses enfants que le chemin qu'ils suivent est loin de rencontrer sa bénédiction. Alors, en quoi avons nous donc transgressé pour que la colère de Dieu s'abattent sur nous avec autant d'acharnement ? Chers frères et sœurs les moments de difficultés que nous traversons doivent tout au contraire nous édifier, nous devons les considérer comme une attention particulière de Dieu à notre égard. Tout ce que nous vivons disais-je tantôt est une façon pour notre Père de nous signifier que nous nous sommes écartés de sa voie. Nous nous en sommes éloignés par nos pensées, nos actions, nos loisirs, et nos paroles. Depuis un peu plus de 15 ans, la société ivoirienne dans un souci d'occidentalisation, d'édification de société de consommation a délaissé les vertus qui faisaient d'elle une nation sous la protection de Dieu. Et, comme il nous aime, il nous a mis dans une telle situation pour nous dire que nous devrions agir autrement. Notre société actuelle a beaucoup péché. Elle est plutôt captée sur la bande de fréquence ‘’Plaisirs charnels de ce monde’’ elle a eu les yeux grands ouverts pour les choses du monde. La boisson, le sexe, la fortune, le pouvoir, le culte du moi ont pris place dans notre coeur. Les hommes et les femmes fidèles se comptent sur le bout des doigts, la fornication est devenue le pain de tous les jours. Même les puissants moyens de communication que sont la radio et la télévision ( qui sont sensés éduquer la masse) contribuent, directement et indirectement à cela par la diffusion de programmes violents et à caractère plus ou moins pornographique. La musique est tournée inexorablement vers le sexe tant par les thèmes, les danses que par les allusions. Désormais, tout ce qui touche à la famille, à la moralité, à la dignité et la sainteté n'est plus sacré. Plusieurs déviations sexuelles ne sont plus condamnées. Nos lois, souvent basées à l'origine sur des principes divins ou du moins faisant appel à la conscience universelle (Romains 2. 14-15), sont adaptés à des situations très souvent condamnés de Dieu. Les médecins qui devraient donner la vie, la ôtent plutôt (avortement). Le divorce est banalisé. La société encourage le mariage libre. Les escroqueries et les raquettes se font de jour comme de nuit. Le mari n'a plus le rôle de chef de la famille comme Dieu l'avait ordonné. Nous vivons dans une Côte d'Ivoire complètement déboussolée, où les anciennes valeurs morales sont passées de mode, où les comportements considérés il y a peu d'années comme criminels ne relèvent plus que des psychiatres, car on les excuse en invoquant des causes organiques, l'influence du milieu, etc. Les lois morales données par le créateur sont bafouées. Et l'on s'étonne que la délinquance batte son plein. Chaque année de nouveaux records sont abattus. La corruption à toutes les échelles est de mise. Les hommes de Dieux refusent d'affronter la réalité et de dire la vérité. La parole de Dieu évidemment est altérée au gré du vent. Enfin, l'hospitalité qui était rentrée chez nous par la grande porte s'en va par la fenêtre. Comment alors chers frères et sœurs, nous étonner que notre société sombre dans la déchéance. Notre seul recours à notre sens reste Dieu et quand nous disons Dieu, nous le signifions dans sa plénitude. Les chrétiens à l'église et païens dans la société n'ont pas leur place ici. La solution à la situation de guerre que connaît la Côte d'Ivoire se trouve dans la voie de Dieu. Notre goût trop poussé pour les loisirs, les amusements nous ont éloigné de notre Père. Plus grave encore est la tendance actuelle pour la fortune à tout prix. Peu importe l'origine de l'argent, et, cela à tous les niveaux de la société. Ce qui est gratuit est devenu payant, ce qui est vrai est devenu faut. La qualité et le mérite personnel ne sont plus l'objet d'attention particulière. La tricherie est devenue une pratique normale. A la base comme au sommet, toute la société à perdue la boussole. "Nul serviteur ne peut servir deux maîtres vous ne pouvez servir Dieu et les richesses " Luc 16-13. C'est assez clair; ou nous suivons l'argent et nous nous entredéchirons ou nous suivons Dieu et nous nous aimons les uns et les autres. Jésus ne veut pas que les soucis de ce monde nous empêchent de lui faire confiance, nous empêchent de trouver le temps de prier, de lui confier ce qui nous inquiète et surtout de nous conduire partout ; en tout temps et en tout lieu sur le modèle de son parcours sur notre terre. Soyons serins et imperturbables dans la détresse, cherchons plutôt la voie de la paix et de la réconciliation ; Dieu nous aidera à y faire face. Faisons lui confiance totalement (dirigeants, gouvernants et gouvernés), et il nous indiquera le chemin à suivre. A la l'église, à la maison comme au travail, nous devons être des témoins de Jésus. Nous devons lui ressembler en tout point. Les qualités morales et intellectuelles que sont l'amour, l'humilité, la patience, la bonté, la discipline, le pardon, la tolérance, la détermination, la fidélité, la tempérance, la vérité, la justice, la douceur doivent nous habiter, où que nous soyons et en totalité. La Côte d'Ivoire dont nous parlons ici chers lecteurs, c'est bien la Côte d'Ivoire morale et de ses rapports avec Dieu. Nous refusons de nous reconnaître coupables des maux de notre société et nous en mettons la responsabilité sur les autres. En y regardant de près, nous sommes tous responsables des maux dont souffre notre pays. Comment peux-tu accuser les juges d'être corrompu alors que tu leur tends de l'argent sous la table, comment veux-tu amener l'agent de police et de la gendarmerie a changer alors que tu es le premier à lui tendre de l'argent ? comment veux-tu que le journaliste dise la vérité, alors que tu l'achètes avec de l'argent ? comment veux- tu accuser les gouvernants de tous les maux, alors que toi même, à ton petit niveau tu fais la même chose. Comment l'homme de Dieu peut-il réclamer un comportement digne de Dieu à ses fidèles, alors que lui même ne dit pas la vérité et verse dans le péché ? Comment l'étudiant peut-il réclamer une bonne conduite au professeur alors que lui même triche en classe, en famille comme dans la vie de tous les jours ? Comment, et comment et comment … La liste est très longue et il est impossible pour nous de l'étaler ici. Ce qu'il faut retenir, c'est que, ce qui nous arrive, trouve sa source en nous même. Il est facile d'accuser l'autre d'avoir fait ceci ou cela, et toi même reconnais-tu ton tors? Sais-tu que l'avortement que tu as fait, l'examinateur que tu as corrompu, la place que tu occupes illicitement et injustement, ta femme que tu trompes, ton goût pour le sexe, la boisson, l'argent tes mensonges, tes détournements de fonds, tes calomnies et médisances, tes faux témoignages etc. . sais-tu que toutes ces choses, tous ces mauvais pas sont la cause de ces conflits qu'il y a dans ta demeure? Alors, si tu veux te réconcilier avec ton frère d'en face, il faut te remettre toi même en cause, il faut opérer un changement à ton propre niveau, avant d'exiger une attitude similaire de la part de l'autre. La situation de ni paix, ni guerre que nous vivons actuellement devrait nous dire beaucoup de chose. Dieu veut notre bonheur. Pour qu'il en soit ainsi, il nous faut nous mettre à son écoute. Nous, nous sommes éloignés de sa voie, nous faisons ce qui est iniquité à ses yeux. Manifestement, nous ne pouvons bénéficier des nombreuses richesses qui sont à notre disposition. Si non, comment expliqueriez-vous notre pauvreté, notre retard malgré notre fortune, nos richesses minières, agricoles et humaines ? Chers compatriotes il est temps que nous accordions nos violons avec celui de Dieu . En théorie, les hommes reconnaissent bien qu'il faut pardonner, mais comment se fait-il alors que dans tant de familles on tient encore un langage qui tend à entretenir la brouille. Tout ce que nous voulons vous dire, c'est qu'il ne faut pas regarder la nature et l'ampleur de l'offense, seule la réalité du pardon compte. Dire que ''Je lui pardonne'' et continuer à ne pas l'aimer, ce n'est pas un vrai pardon. Le vrai pardon est, avec nos seules forces, à un niveau inaccessible. La seule chose possible lorsque nous avons constaté que nous avons un pardon à donner, c'est de demander à Dieu le courage de pouvoir le faire. Dans tous les cas, souvenons nous que nous sommes les objets de l'immense pardon de Dieu pour toutes nos fautes. Par conséquent, nous devons agir de même envers les autres. Et essayons de ne pas ressembler à ce serviteur de la parabole auquel son maître avait remis une dette énorme et qui vient exiger durement les quelques francs que lui doit son camarade (Mat. 18 : 21-35). Vous pourriez peut-être vous dire ''Où était Dieu ce jour - là, quand on tuait mon père, ma mère, ma sœur et mon frère ? Était-il sourd ? Non, mes amis, il n'était pas sourd. Seulement, vous n'étiez pas dans les conditions pour recevoir la main amicale qu'il vous tendait, et puis, sachez que c'est pour votre salut qu'il a gardé le silence devant cette suprême injustice. C'est pour que vos parents, vos enfants, vos amis morts dans ces conditions atroces puissent participer un jour à la résurrection triomphante. En réponse à la méchanceté de l'homme, Dieu a offert le salut. Alors, remercions-le pour ce qu'il a fait. Enfin, nous devons tous avoir présent à l'esprit qu'il y a des choses que nous ne considérons pas, mais que Dieu a en horreur : il s'agit de toute forme d'exclusion. Donnez à césar ce qui est à lui, ne tenez pas compte de toute autre considération. Ainsi, il nous faut tourner le dos au tribalisme, à la clanisation, à l'ethnocentrisme à la xénophobie et tout autre attitude semblable. Si nous voulons avoir la grâce de Dieu nous devons être ses enfants et le moyen le plus évident pour tous d'être les enfants de Dieu, c'est d'être et de vivre comme Christ. Nos prières, nos supplications et nos dévouements à l'église, dans les temples etc. n'auront de sens et ne pourront porter véritablement que lorsque nos faits, nos gestes, nos pensées et nos sentiments iront dans le sens de ce que Dieu, notre père à tous, attend de nous. Ce message, chers frères et sœurs, nous concerne tous, cadres, menuisiers, ministres, étudiants, présidents, prêtres, pasteurs, païens, chrétiens, maçons etc. Nous sommes tous responsables de ce qui arrive à notre chère Côte d'Ivoire. Et, désormais, sur la base de ce que nous venons de dire, vous savez, en tout cas dans sa généralité, ce dont a besoin le pays. Que chacun de nous s'atèle donc à corriger le tire. Faites toutes ces choses et Dieu fera le reste. Recommande ton sort à l’Éternel, agis comme il faut et il fera le nécessaire (PS 37 : 5). Que la paix de Dieux soit avec vous ! |



|
Diepeu G. Blaise |

|
Conception:3CsA |
